Véritable homme à tout faire du verbe et de la plume, Guy Perreault, avec l'aide de ses deux complices Marc Brown aux percussions et Jean-Pierre Picard au clavier doublé d'une sorte de Tapageur (comme dans Bobino), a fait éclater l'art du conte.
L'auteur de Tu prendras parti et je prendrai... par là y est allé de textes engagés comme on dit classiquement. Ou plutôt, de textes forts, humains, qui vous frappent là où ça fait mal, quelque part dans la conscience.
Avec des mots iconoclastes, plein d'humour, Guy Perreault y est allé de strophes décrivant la pauvreté de la langue dans ce pays où habite « la fille que je sors avec », dans ce pays « de blé d'Inde où on dirait que toutes les provinces me haïssent ». Du sportif médiatisé aux « foyers à combustion lente » pour les personnes de l'âge qui dort, Perreault a passé la soirée à déconstruire la langue comme dans cette fable avec une tortue un peu borgne lorgnant l'avoir d'une fringante cigogne. La Fontaine lui-même aurait été jaloux de cette tortue sans vergogne et de cette cigogne sans vertu !
Il y a eu aussi ces textes mis en musique. Parfois en jazz, parfois en blues pour mieux chanter par exemple l'inertie de l'être humain face au drame de d'autres humains : J'étais pas là/C'est pas de ma faute/J'étais pas là de toute façon/J'avais rien contre l'autre.
Et ça explique pourquoi peut-être on n'était pas là « quand le bal des machettes » a commencé...
Dans une 4e salle pleine à craquer de poètes et d'amoureux de la langue, Guy Perreault avait une surprise à proposer : la comédienne Louison Danis. La mère dans Les Bougon y est allée notamment d'un texte de Perreault sur l'art d'avoir l'air bête aux douanes !
« Il est 21 h 45 à l'horloge du monde », comme aurait pu le mentionner Jean-Pierre Picard...
Entracte et heure tombée
oblige, il est temps de rendre compte des mots du comte de Perreault dénonçant les diktats de la bêtise.pte
des mots du comte de Perreault dénonçant les diktats de la bêtise.

